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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 01:48

La formule du jour :

3 tenues colorées + cloques plein les pieds = 96,22 € + quatre-quarts à volonté


Là, a priori, tu ne vois pas du tout ce dont je veux parler. Eh bien cher lecteur, je vais t'apprendre quelque chose.


Il y a un passage incontournable sur le chemin du succès, une étape inhérente à toute carrière d'artiste. 

Une part obscure du métier de comédien, souvent méprisée par le commun des mortels. Car oui : dans ce métier si peu enclin à la rémunération, pour arrondir les fins de mois, il faut parfois courir le cachet.


Tu te rappelles du César du meilleur acteur de second plan, par les Robins des Bois en 2001 ? Oui, c'est bien ça : je vais te parler de FIGURATION. Et te donner toutes les raisons de faire (si vraiment besoin est...) ce fabuleux métier :

 

 

  • 12 heures, les amis, 12 heures !!! Plus que 495…


  • Tu prépares une étude comparative des meilleurs quatre-quarts du marché


  • Tu prépares une étude comparative des stars les plus… décevantes dans la vraie vie


  • Tu souhaites devenir comédien spécialisé en « poisson »


  • Passer silhouette serait la consécration


  • Entendre certains étaler à l’assemblée leur impressionnante carrière te remplit d’espoir


  •  Entendre certains étaler à l’assemblée leur impressionnante carrière te déclenche un fou-rire irrépressible


  • Tu y retrouves toujours des copines d’auditions, de missions d’hôtesse, de facebook. Et même des stars de théâtre


  • Tu vas te faire plein de potes avec qui échanger des plans figu. Enfin, dans la limite de la potentielle concurrence


  • Tu kiffes marcher avec des embouts mousseux sous les talons aiguilles : tu deviens aérienne et impalpable


  • Tu adores changer trois fois de haut en une journée


  • Tu essaierais bien une petite coupe de cheveux années 40


  • C’est toujours marrant de voir des figurantes bronzées se faire recaler par des américains hargneux et psychorigides

 

  • Tu sais ce que ça fait, être en Tshirt sous la neige


  • Les figus à plus de 100, c’est sympa, hein. Mais pas pour le porte-monnaie


  • Auprès des vieux habitués tu prends des cours pour affronter Pôle Emploi, et découvres des tas d’astuces d'intermittents


  • Le chef de file est ton pote, tu viens pour lui faire plaisir, sans savoir dans quoi tu tournes


Et si toutes ces raisons n'ont pas de secret pour toi... N'hésite pas à participer au sondage du jour ! Et tu peux même devenir fan de Strass en Stock... elle est pas belle, la vie ?

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 23:26

Septième et dernier épisode... parce qu'il faut bien que ça s'arrête un jour. Et heureusement !

 

Désaccord total et non négociable entre ton contrat de chorégraphe et tes missions imposées, associées à des conditions de travail éreintantes, propos injurieux, réactions parfois proches du harcèlement moral…

Après avoir murement réfléchi et cherché avec lui une solution alternative, tu présentes ta lettre de démission à Monsieur Chef, qui dissimule mal sa satisfaction lâche d’un air faussement désolé que tu n’es pas faite pour travailler dans ce type de structure, que l’animation est un dur métier, etc. Mais tu dois continuer de travailler jusqu’à ce que l’on te trouve un avion de retour…

Très, très psychologique, ce concept. Pendant plusieurs jours, tu ne subis plus les agressions et reproches de l’équipe, mais l'indifférence absolue... ce qui s’avère bien pire, et n’échappe pas aux yeux des vacanciers.

 

club7.jpgEt là, c'est le drame. Un vrai scandale, un truc affreusement croustillant en -gate : à force d’être dispensée de « contact autour de la piscine », d’être l’unique présence féminine des sketches, de ne pas lâcher Monsieur Chef d’une semelle, et affichant son bonheur amoureux en photo Facebook, Mademoiselle First Lady est démasquée par des vacanciers avides de ragots : la suspicion d’un couple au sein de l’équipe d’animation fait le tour du club. Faussement accusée de délation, multi-insultée par Monsieur Chef à l’apogée de son éloquence de djeun’s enragé, tu vis tes pires heures sous le soleil de ce village.


Jusqu’au dernier matin, il te fait croire que son téléphone est bloqué et n’a donc aucune nouvelle du siège pour ton retour. Tu oses alors appeler la DRH, et apprends que ton vol est prévu le jour-même. Monsieur Ado gardait ça pour lui depuis quelques jours, le petit cachotier. Tu n’as  qu’une heure pour faire tes bagages, avec interdiction d’aller saluer vacanciers et membres du personnel (je sais, lecteur, tu tiltes : mais ouiiiii, comme dans Les Choristes ! Sauf que là, pas de vacanciers pour jeter leur petit maillot par la fenêtre du bungalow...).

Ainsi se termine ton expérience de chorégraphe en club de vacances.


Allez, ne t’en fais, tu n’es que la 9e démission de cette équipe depuis le début de la saison… Mais après tout, pourquoi le siège s’interrogerait-il sur les conditions de travail et l’attitude de Monsieur Chef, exalté d’un tel succès auprès des vacanciers ? Car oui, ce village fait partie du top en animation sur tous ceux du groupe. Mais à quel prix ? Allez, ne perdez pas espoir, c’est peut-être moins invivable ailleurs… Vous animateurs, méritez bien de vous épanouir aussi…


Merci à tous d'avoir suivi mes petites (més)aventures ! Si vous avez aimé et cherchez à me réconforter un peu... vous pouvez voter pour moi en cliquant sur le logo à droite, héhé ! Merci les amis ! blog award-copie-1

PS : Monsieur Chef, si tu me lis... ben non rien en fait. Je ne crois pas que tu aies la présence d'esprit de te reconnaître.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:13

... Recoucou à tous ! Retour au club de vacances, pour l'avant-dernière fois...


Les autres animateurs ne t’accueillent malheureusement pas aussi bien que les clients, et font même tout pour te "désintégrer".

club6.jpgLeur aversion quasi collective atteint son paroxysme au cours des répétitions quotidiennes que tu gères entièrement. Si certaines animatrices te félicitent pour tes méthodes ludiques d’enseignement et la clarté de tes explications, d’autres ne supportent tout simplement pas de se soumettre le temps d’une répét’ à tes directives, poussant le délire jusqu’à pleurnicher en t’insultant de tous les noms dans une incompréhensible crise de paranoïa, lorsque tu oses leur faire remarquer que ce mouvement n’est pas tout à fait dans les temps, et on reprend 5, 6, 7, 8. Ambiance, ambiance.


Il faut dire que la majeure partie de l’équipe d’animation étouffe sous le joug de Mademoiselle First Lady, reine des avantages sociaux comme des crises d’hystérie, qui savoure son statut de petite amie de Monsieur Chef et en profite de façon affligeante, entre caprices de gamine gâtée et crises injustifiées de jalousie maladive : attention, surtout ne t’approche pas trop près de Monsieur Chef...

... Cette fugace proximité fait partie des déplacements dans la choré ? Stop alors, on change tout. Devant le consentement de toute l’équipe, qui te démolit de regards réprobateurs quand tu soulignes le ridicule de cette consternante situation, tu t’abaisses à satisfaire Mademoiselle First Lady.

Tout comme tu finis par accepter, impuissante, son omniprésence quand tu parles travail ou problème personnel avec Monsieur Chef dans son bureau. Effrayée d’avoir dix animateurs contre toi, tu n’oses finalement plus rien dire, et soupçonnes leur assentiment de découler d’une crainte justifiée du pouvoir de Mademoiselle First Lady. Et tu la regardes faire son show, tous les soirs sur scène, guest star dans l’intégralité des sketches et numéros musicaux, reléguant les autres au triste rang de figurantes.

 

Bonne nuit, et à demain... Je vous raconterai comment s'est achevée cette improbable aventure !

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 00:47

... On reprend.

 

Hein ? Comment ? Toi, petite animatrice danseuse, tu n’as pas ton diplôme de manutentionnaire ??

Ben voyons. Après tout, il n’est que 2h du mat', la journée de travail n’est pas encore finie : repeindre les décors, porter des pierres et branchages, installer des huttes en bambou, transvaser le sable du terrain de volley jusqu’à l’autre bout du club… Cela fait partie du boulot. Et ne va pas te plaindre de douleurs au dos, bras égratignés ou vêtements déchirés : « pense un peu au nombre de jeunes qui rêvent d’avoir ce job ». Tu en as de la chance.


club5.jpgEtrangement, les questions des vacanciers se focalisent sur vos conditions de travail. Admiratifs, un peu inquiets ou carrément choqués de vous voir omniprésents durant ces interminables journées..., ils s’interrogent également devant tes yeux douloureusement plissés et un peu larmoyants en plein après-midi caniculaire. Car il faut le savoir, les lunettes de soleil sont bannies. Oui, l'Animateur est un Surhomme ; afficher un visage et des épaules recouverts d’écran total est considéré comme non respect du client.

 

 Très vite, les clients ont l’air d’apprécier ta simplicité et ta conversation (contrairement aux grosses blagues des autres animateurs, et à leur agressivité quand on refuse une inscription au beach volley) ; les enfants te sautent au cou et te couvrent de bisous et de dessins, les ados rigolent avec toi, les parents te trouvent décidément a-do-ra-ble.

Malgré la fatigue et la déception de ce travail, tu sens que tu fais du très bon boulot (dit-elle en se balançant des fleurs fanées à la figure) #autocongratulation #egodémesuré oui mais #épaulescarbonisées #yeuxexplosés #etpuiszutcestmonblog.

 

Bon alors, ça commence à faire un paquet de mésaventures tout ça ; on récapépète :

Le diable s'habille en survet'

La méprise de la Bastille

Recherche appartement ou maison

Le régime des 35 heures... en 2 jours.

Et vous savez quoi ? Le pire reste à venir…


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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 02:03

... On continue le massacre.


club4.jpgLE problème, c’est que Monsieur Chef n’a pas du tout intégré que tu es envoyée comme chorégraphe. Ravi d’avoir une esclave victime bon zut animatrice de plus à ses ordres, il t’attribue au même titre que les autres de multiples activités quotidiennes : aquagym, abdos-fessiers, jeux café, tournois sportifs… Ce qui devait être « un coup de main ponctuel à l’équipe d’animation si maladie d'un membre » (dixit ton recruteur au siège) devient ton quotidien. Lorsque tu oses réclamer un créneau pour préparer le déroulement des répétitions et travailler sur tes créations, revendiquant qu’après tout, c’est quand même l’objet de ta présence… on te rigole méprisamment au nez, et tu es contrainte de prendre sur ton temps de repos.


… Quoi ? J’ai dit une bêtise ? Temps de repos, temps de repos… En effet, cette expression ne fait aucunement partie du vocabulaire régnant dans le club. Et pas question de faiblir durant les 17 heures de travail quotidiennes ! Jamais une minute pour te poser, ni même t’isoler ; aller boire un verre d’eau demande une organisation et un aplomb extrêmes.

Entre deux activités, tu dois « faire de la présence » : aller saluer les vacanciers endormis sur les transats, discuter avec tout le monde et n’importe qui. Si tu disparais un instant de la terrasse ou du bord de la piscine… Monsieur Chef sévit. Violemment. Comment ne pas devenir dingue après plus de cinq heures de « temps de convivialité » en plein soleil, quand lassés de te voir, la moitié des clients te regardent passer avec un petit sourire mi-moqueur mi-désolé ? (l'autre moitié simulant un sommeil profond pour ne pas être dérangés).


Dans ce club, pas de roulement pour alléger les plages horaires de travail : ici, l’équipe au complet doit faire la haie d’honneur à l’entrée du restaurant, dîner en douzième vitesse pour aller animer la  boum des enfants, puis après le spectacle « ambiancer » la discothèque jusqu’à épuisement…

Mais non enfin : ce n’est pas fini, il faut encore faire la réunion de groupe, puis répéter les spectacles jusqu’à une heure absolument indécente. Et ce, même lorsque tu es officiellement en jour de congé.

 

A suivre...


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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 01:03

... Et c'est reparti !


Venons-en aux ressorts de ton bon développement personnel sur le club !

A commencer par le logement… Autant pimenter un peu les conditions de vie : squatter provisoirement trois chambres différentes durant la première quinzaine (car rien n’a été prévu pour toi, normal), se demander tous les soirs où tu vas dormir et même trimbaler tes bagages dans une sinistre ville fantôme à 5 km du club où on promet de te trouver quelque chose… Ah ah, quel suspens !

Vient ensuite cet épisode improbable de la femme de ménage qui prend l'initiative de vider ta chambre provisoire. Tu retrouves tes vêtements en bouillie, ta trousse de toilette en vrac, tes papiers mélangés au linge sale, quelque part au fond de la laverie. Sinon, tout va bien, tu gardes la pêche, hein, c'est ton boulot.

Heureusement, la démission d’une animatrice libère une chambrette quelque peu moisie pour deux ou trois personnes (administrativement certes… techniquement, pas idéal) dans le petit couloir du personnel en sous-sol. Coucher au doux son de la boîte de nuit de l’autre côté du mur, réveil automatique par les lourdes tables de bar tirées au-dessus de vos têtes. Great.

Après tout, tu es là pour travailler, n’est-ce pas. Quelle arrogance de chipoter sur l’hébergement, pour seulement cinq heures de sommeil par nuit ! Nuits parfois interrompues par l’animateur de la chambre voisine qui, complètement déchiré et lamentablement rejeté par une vacancière, vient à 4h du mat’ tambouriner à ta porte pour diiiiiiiiscuuuuuteeeeeer.


Logiquement, avec un travail aussi physique et relationnel, l’accent devrait être mis sur l’hygiène de vie pour que tu sois au top de ta forme.

Logiquement.

club3.jpg

Expédiés en à peine plus de 20 minutes, les repas se font obligatoirement en compagnie des vacanciers : la bouche pleine, répondant malgré tout poliment aux incessantes questions, tu tentes de reprendre quelques forces, un œil inquiet rivé sur ta montre, l’autre sur l’assiette de tes partenaires de déjeuner : si par malheur ils achèvent leur repas avant toi et s’empressent de regagner leur transat, tes 40 secondes passées seule à table seront l’objet d’une magistrale engueulade par Monsieur Chef. Et attention : surtout ne jamais commettre l’ultime affront d’emmener un abricot ou un morceau de pain à grignoter à la répét' de 14h. Monsieur Chef trouve cela grossier. N'oublions pas que Monsieur Chef est un être absolument raffiné.

 

 

A demain, mes lecteurs chéris. Je vais me coucher… Comme vous le voyez, j’ai beaucoup de sommeil à rattraper !

Si vous avez raté les épisodes précédents, c'est par ici :

Le diable s'habille en survet'

La méprise de la Bastille


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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:54

... L'aventure continue...


club2.jpgRappelons ici l’objet de ton embauche : tes expériences artistiques et ta passion pour la scène, associées à tes capacités organisationnelles et managériales ont séduit les recruteurs au siège, ravis de t’envoyer dans ce village comme chorégraphe pour monter les soirées cabaret ! Durant les semaines précédant ton départ, tu as élaboré plusieurs propositions d’ambiance et de style musical, préparé des chorégraphies de différents niveaux… Vivement les premières répét, que tu puisses partager tes créations avec l’équipe !


Aussi, quelle n’est pas ta déception lorsque Monsieur Chef t’attribue le peu stimulant rôle de répétitrice : visionner un spectacle joué dans un autre club du groupe, pour l’apprendre à ton équipe… Déçue de voir ta créativité écrasée par un travail aussi ennuyeux que frustrant, tu mets cependant ton orgueil de côté et tâches de rendre les répétitions le plus pédagogiques possible. Finalement, on te laissera imaginer deux numéros pour la soirée cabaret : ce sera ton unique touche de créativité…


Enfin non, pas tout à fait ; pendant dix jours, tu travailles d’arrache-pied sur le spectacle « spécial 14 juillet » : montages de musiques, chorégraphies baroques, proposition de costumes et décors, et surtout écriture de tous les textes (très perfectionniste, tu te replonges d’ailleurs dans l’histoire de France pour relater parfaitement la Prise de la Bastille) ; tu sens la force de Robert Hossein t’envahir… et tu n’as même plus la force de pleurer ni de réclamer un peu de compassion quand Monsieur Chef t’annonce avec indifférence et désinvolture, le 12 juillet au soir, que le spectacle n’aura finalement pas lieu, faute de moyens.

 

A suivre !


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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 18:04

club1.jpgTout l’été, vous avez été abreuvés de documentaires et émissions de télé sur la vie des animateurs en club de vacances. Vous avez sans doute souri devant l’épuisement et le dépassement de soi,  la solitude et la difficulté d’intégration de ces jeunes qui font quand même un boulot de rêve au soleil… Certes, le mythe de l’animateur pépère et fêtard s’est quelque peu craquelé au fil des caméras cachées et autres témoignages larmoyants. Mais pensez-vous être proches de la réalité ?


DOSSIER SPECIAL pendant une semaine : voici un hommage à toi, jeune animatrice-chorégraphe, tellement fière et heureuse de vivre de ta passion pour le spectacle, dans un cadre paradisiaque le temps d’une saison au soleil…


Commençons par ta rencontre avec… Dieu.

J’ai nommé Monsieur Chef d’Animation, grand ado de 23 ans, aussi poseur et suffisant que déconnecté de toute notion de savoir-vivre. Galvanisé de son petit pouvoir, il te fait vite comprendre qu’il est ton unique référent, d’où l’interdiction formelle de communiquer avec le siège même en cas de gros souci (mais où a-t-il puisé son code du travail pour ainsi se substituer au N+2 ?). Certes dynamique, inventif et affable (enfin seulement avec les clients qui l’adulent), il vous divertit de son vocabulaire soigneusement pioché dans le Top 50 R’n’B, et laisse sa maturité juvénile dicter ses choix et comportements en cas de litige. Malheureusement la fatigue et le microcosme du club de vacances étouffent vos capacités de discernement, pauvres petits animateurs, et se faire insulter par son chef de la façon la plus vulgaire et irrespectueuse qui soit ne vous choque même plus.

Et quand tu oses le mettre en garde de la vidéo (déjà médiocre et truffée de fautes d’orthographe) obscène et outrageuse, qu’il balance avec fierté sur youtube pour promouvoir le club, tu es aussitôt humiliée pour ignorance de ce qu’est le métier d’animateur... Quelques jours après le siège fera immédiatement disparaître cet effarant dérapage totalement contraire à l’image du groupe : forcément, le vacancier filmé nu à son insu n’aurait pas tellement apprécié une telle médiatisation.

Chapeau, Monsieur Chef. Grande maturité, admirable professionnalisme, belle intégrité.

 

Rendez-vous demain pour la suite de l'aventure !

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:02

Vêtue d’un gros jupon, de bas résille, étouffant dans un corset surmonté d’un nœud pap’ nacré, je peaufine mon maquillage avec une douloureuse délicate paire de faux cils (oui, je sais, je suis une blogueuse mode refoulée). Je ne suis pas sûre d’atteindre la scène en toute sécurité sur mes talons de 15 cm ; je vais tenter le « glisser-déplacer » sur les orteils, quitte à mettre une demi-heure pour faire huit mètres, et tout ira bien…


Ce soir, c’est piano-bar. Oui, y’en a qui travaillent. Mon Dieu, qu’est-ce que je fais là…


piano-bar.jpgRestaurant-cabaret-club branchouille, puant le luxe et l’opulence jusque dans les microscopiques amuse-gueule et le regard fourbe et hautain du personnel… Le genre de resto où quand tu vois le prix du pichet de rosé, tu te demandes comment ce type qui fait allègrement péter deux bouteilles de champ’ pourra décemment payer son loyer ces quinze prochaines années. Accrochées au bras de leur(s) homme(s)-tirelire, vêtues du très strict minimum, des filles immenses aux lèvres vermillon me jaugent d’un air dédaigneux. Je crève de chaud, je crois que je vais m’écrouler tant je ne me sens pas à ma place ici.


On m’avait dit tu verras, c’est supeeeeeer, pour 15 minutes de piano-voix, cette scène ouverte va t’ouvrir de grandes portes ! Y’a un sacré gratin dans la clientèle, franchement ça vaut le coup. Ce cabaret recherche en permanence des jeunes artistes pour renouveler ses soirées musicales… fonce !


Ambiance feutrée, répertoire cabaret jazzy, ça le fait. OK, j’ai quand même un peu l’impression de déranger, mais c’est plus stylé comme ça. Une impro ? No souci. Je m’y crois, là, je m’y crois.


Et sinon, ça se passe comment ? Je peux passer le chapeau ? Non ? Evidemment. Ce n’est pas vraiment un métier que je fais, comment oser réclamer une rémunération, c’est vulgaire auprès des clients qui meurent de chaud sous leur vison. Cela dit, dans un resto où la salade verte est à 22€… Non ? Même pas un petit geste de votre part ? Une toute petite compensation ? Non mais quelle arrogance de vouloir vivre de sa passion, quand même ! Bon. Très bien, très bien, je ne dis plus rien. 


Enfin si, je dis quand même qu’elle se fout du monde à la serveuse qui m’apporte l’addition de 8€ pour mon coca. « Mais, euh, je suis la pianiste, je pensais que… ça me paraissait évident qu’en étant bénévole, au moins je… allez merde, soyez sympa, c’est juste un coca, c’est pas comme si j’avais pris les tapas à 39€ ».


J’ai profité, hein, j’ai profité. Parce que pour le même tarif, je suis mieux chez moi à jouer ce que je veux.


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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 12:38

C’est quand même hyper difficile d’être comédienne. Hyper difficile, je te jure (hé, te moque pas, c'est un peu la grande réflexion du jour).

Je crois avoir pris conscience de la complexité de ce métier lorsqu’on m’a demandé, de façon tout à fait anodine, de… faire une bulle de chewing-gum.

Lors d’un casting de pub TV, au début des années 90 (on était déjà super créatifs dans le raffinement, à l’époque).

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Et alors ? Ben, impossible. Je n’ai offert à la caméra qu’un pauvre filet de bave, une langue striée de trainées verdâtres et le sourire gêné de la sage petite fille en robe à smoke qui ne connait apparemment rien à la vraie vie. Certes, j’étais très, très jeune. Mais cette humiliation m’a ouvert les yeux sur cette profession.


Et je suis convaincue que le jour où je bubblerai aussi divinement qu’une cheerleader à couettes dans un clip pop, ma carrière prendra un envol conséquent.


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Du théâtre à la sauce Broadway sur tartine médiatique,

 

Un brin de lyrisme saupoudré de triolets et d’entrechats,

 

Et quelques grumeaux de people entre les miettes de chroniques pailletées… 

 

 

Delphine Chevalier

 

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