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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 04:42

Avant de voir le brillantissime musical Billy Elliot à Londres, j’aimais bien regarder les vidéos de mes spectacles de danse de petite fille. Je me sentais à ma place sur scène, parfois même j’étais fière de mes pauvres pirouettes. Et je m’octroyais un embryon de légitimité à vouloir me lancer dans ce métier. Désormais, c’est à peine si j’ose enfiler mes chaussons roses sans penser qu’à l’âge de 5 ans, Billy savait probablement déjà faire mille fois plus de trucs que moi après 12 ans de classique.


Revenons-en au Show. Avec un grand S, oui, le S de Sublime, Sensationnel, Scéniquement génial, Si émouvant, Splendides musiques du grand Elton John, So incredible, Spectaculaires numéros de danse, Solidarity for ever, Surréaliste mise en scène, Stupéfiantes performances artistiques, Salle émerveillée, Shine, Striking Billy will you marry me ?...


Aaaah, ils sont forts ces anglo-saxons… tout paraît tellement naturel, comme s’ils naissaient avec cette si brillante polyvalence génétiquement programmée. Mickael se déplace mieux avec ses claquettes que moi dans mes pantoufles, Billy enchaîne les tours fouettés et finit par un saut périlleux du haut d’un piano (pfff, la base quoi), d’ailleurs le vieux pianiste glisse gracieusement en grand écart, les petites élèves danseuses font preuve d’un vertigineux professionnalisme, la grand-mère est craquante, le père nous offre un magistral jeu d’acteur, les mineurs en grève nous font trembler de peur et d’émotion, et la prof de danse est tellement charismatique et éblouissante que je me demande pourquoi elle n’est pas encore à l’origine d’un musical spin-off.


Emue aux larmes après le final grandiose et bouleversant, je suis sortie du théâtre avec le désir fou de faire découvrir cette merveille au monde entier:

 


 

 

Billy a fait naître en moi de grandes ambitions concernant mon futur rôle de mère: mon bout’chou grandira sur les planches. Je l’écartèlerai dans son couffin pour lui assurer une hyperelasticité  à toute épreuve, l’entraînerai dès la barboteuse aux changements de costumes rapides. Oui, mon fils apprendra à marcher avec des claquettes, fera des vocalises le matin entre deux bouchées de Chocapic, étudiera à la Sylvia Young ou à la Juilliard School. Et il jouera Gavroche, Mickael Banks, Kurt von Trapp, Simba (après avoir un peu bronzé en vacances, of course).


C’était Strassenstock (future mère indigne…), plongée dans ses souvenirs londoniens.

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 12:59

Hier soir, je suis sortie au théâtre. Et même que j’étais en premier rang d’orchestre. Oui, lecteur. La culture n’a pas de prix.


La culture n’a pas de prix… mais bon, un petit détour sur Billetreduc ne fait jamais de mal. Parfois même, le squattage s’impose. N’est-il pas jouissif et addictif de voir d’aussi ravissants petits encarts… ?

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Mon portefeuille va mieux. Mes lunettes restent dans leur étui. Car j’offre à mes petites fesses l’inestimable confort d’un fauteuil en premier rang d’orchestre, made in Billetreduc, dans un élitiste théâtre intimiste. Petite salle de 45 places, certes, en placement libre, mais quel luxe suprême ! Cette impression d’être privilégié, de faire partie de la haute société intellectuelle, d’avoir le monopole de la culture théâtrale, de pouvoir philosopher en (très très) petit comité sur le sens profond de la pièce.


Pouvoir observer les bouts de scotch noir restés accrochés aux lattes de la scène, les petits défauts cutanés des comédiens, les micro tâches sur leurs costumes, craindre de les faire choir quand on bouge le petit orteil pour se dérouiller les mollets. Retenir sa respiration de peur d’importuner toute la salle, se sentir obligé de rire pour ne pas vexer l’acteur à 35 centimètres de nous, mais réprimer avec difficulté nos ricanements spontanés et inopportuns.


L’avantage des théâtres intimistes, c’est aussi qu’on peut croiser les comédiens en peignoir quand on va aux toilettes. Que l’entrée des artistes ne se trouve pas de l’autre côté du pâté de maison. Qu’à la fin de la pièce, on se retrouve à papoter comme des potes.


Vive les petits théâtres !

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 15:36

2008 : Tremblante au milieu de la scène vide du Casino, je passe ma première audition importante… pour Hair (si j’avais su que Fabian Richard montrerait dans ce show toute la perfection de son anatomie, j’aurais mieux bossé ma chanson…)

2010 : En plus d’être un artiste génial, Fabian a un cœur en or et participe à la première version de A La Vie A L’Amour. Je ne viens ni d’Henkel, ni du Secours Populaire, mais je rêve de faire partie d’un spectacle si merveilleux. Je guette les auditions pour la 2e version avec impatience…


2011 : Pendant 6 mois, mes week-ends sont consacrés aux répétitions pour cette fabuleuse aventure. Personnel d’Henkel, artistes de talents, costumières aux doigts de fées, décorateurs aux milles idées et techniciens inépuisables forment la belle famille de A La Vie A L’Amour 2. On vit ensemble, on partage nos McDo, nos tierces mineures, les grands-jetés-déboulés-entrechats-pirouettes-glissades-sissones de Vincent Ansart, nos sms angoissés, nos costumes (qui correspondent moins à notre gabarit actuel qu’aux mensurations de rêve qu’on s’était inventées en novembre...)

Mai 2011 : J’envoie en réponse à des sms et events facebook « ah noooon, le 16 juin je peux paaaaas, je fais le Casino ». Comme ça. La vie est absolument délicieuse.

19 juin 2011 : C’est fini. Je cherche un nouveau sens à ma vie.


2013 : A la vie à l'amour 3 (???) : Bon, Laurent Ban, tu viens ? S’te plaaaîîît…


Bref, vous l’aurez compris, A La Vie A L’Amour 2 est l’événement socio-musico-scénico-culturel à ne pas manquer. Et surtout, Henkel nous permet de vivre un rêve, et de connaître l’ultime bonheur de danser avec Miiiiiiiiike, laisse-nous t’aimer !!!!!

Tandis que Stéphane Métro nous fait répéter des polyphonies à faire vibrer les paillettes, Christophe Borie fait preuve d’une patience incroyable face à la centaine de comédiens pour la plupart amateurs, sous les encouragements de notre amour de régisseur Jean-Luc Rubod. Sans oublier l’incroyable Katia Kaminsky… C’est un concept, Katia : c’est le talent, le charisme, la gentillesse, la créativité cumulés aux capacités managériales et organisationnelles que nécessite un projet de telle envergure. C’est décidé, moi plus tard comme métier je ferai « Katia ».

http://www.embellirlavie.fr/images/affiche-a-la-vie-a-l-amour-2-small.jpg

 Ok, passons aux choses sérieuses. Pour voir ce magnifique spectacle (medley de trois célébrissimes comédies musicales) à visée humanitaire, on se précipite sur le site www.embellirlavie.fr et on réserve, allez allez ! La place ne revient qu’à 8€ après défiscalisation (30€ à l’achat) ! 4 représentations, du 16 au 18 juin.


Alors, à vos paris… Quelles comédies musicales vous réserve cette seconde édition ? Ahah ils seront jaloux chez Stage en voyant ce qu’on fait, nous. Même le dentier géant de Rabbi Jacob, le musical sur la discothèque tournante de Cindy 2002 serait fabuleux dans ALVALA. Julie Wingens en Elphaba ? Thierry Gondet en George Banks ? Rafaëlle Cohen en Christine Daaé ? Cédric Pelzman en Jésus Christ Superstar ? Quel suspens insoutenable...

En tout cas, une belle surprise (qui n’en est plus une maintenant) : Hélène Segara parraine le spectacle et sera avec nous !


Bon, pour ceux qui hésitent encore… Michèle Dufour sera dans le public. Vous êtes convaincus ?  Allez, on vous attend !

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 01:37

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Si les Français qui enfilent des claquettes te font davantage penser à une vache paraplégique qu’à Gene Kelly, si tu es persuadé que Miss Saigon est le nom d’un resto chinois tendance, et si la dernière fois que tu t’es senti envahi par l’émotion de Broadway c’était grâce à la performance de Susan Boyle… alors tu n’as probablement pas assisté à La Grande Fête du Théâtre Musical, lundi dernier au Théâtre Comedia.

Dès les premières minutes, le ton était donné par un petit tacle bien senti sur la pétarade financière et médiatique de leur ennemi juré « Mozart, l’Opéra Rock »… et même si « Tatoue-moi »passe en boucle dans ton iPod, tu t’es vite fait embrigader dans cette révolution culturelle du show à l’Américaine, dont la hache de guerre fut dégainée par un échange de regard entendu avec ton voisin,  tandis qu’une vague de ricanements parcourait la salle.

La grande famille du théâtre musical s’était en effet réunie pour évoquer les ancêtres Bernstein et autres Kander and Ebb, fêter l’arrivée de petits nouveaux (tu ne te lasseras jamais du déhanchement saccadé sooo seeex de Laurent Ban dans son costume de Zorro), et redécouvrir des cousins éloignés méconnus car joués uniquement dans des galas de charité auvergnats (non, n’insistez pas, je ne citerai pas de noms. Tout simplement parce que je les ai oubliés).

Aaaah, quelle fierté de te sentir membre d’une élite culturelle, de rire à gorge déployée à la moindre évocation qui ne t’est pas totalement hermétique. Cependant, une question te taraude encore : ce type, là, sujet d’un obscure quart-d’heure d’allusions aussi loufoques qu’incompréhensibles, ce brave homme en polo délavé visiblement bourré d’autodérision -et d’amis dans la salle-, et muse de détonants jeux de mots (Denis Poppins, Denis Elliot, My Fair Denis, warf warf)... bon. WHO IS DENIS ?

Tu es probablement sorti du théâtre Comedia le coeur rempli de paillettes et de projets aussi jouissifs que démentiels : intégrer l’extraordinaire chorale Diva Chorus (parce que chanter Cats et Les Misérables à 4 voix, c’est bien plus cool que les psaumes du chœur liturgique de ta paroisse) ; adopter Alexis Michalik (parce que la simple vue de ce corps uniquement vêtu d’un slip Superman t’a donné une irrépressible envie de le protéger) ;  retrouver le grand écart facial de tes 7 ans (pour être aussi gracieuse et sexy avec ton balai-serpillère que les ramoneurs de Mary Poppins avec leur improbable outil de travail). Mais en prenant le métro, ton seul désir était de comprendre l’hystérie générale devant la traduction française de « Rent ».

En attendant, tu retournes sur myspace faire croire à la communauté artistique que sous ton pseudo idiot se cache la future Judy Garland.

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Du théâtre à la sauce Broadway sur tartine médiatique,

 

Un brin de lyrisme saupoudré de triolets et d’entrechats,

 

Et quelques grumeaux de people entre les miettes de chroniques pailletées… 

 

 

Delphine Chevalier

 

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