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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 13:26

Parfois, on sort du ciné avec l’odieuse sensation, non pas d’être passé à côté du film, mais que c’est le film qui est passé à côté de nous. Non, Nous York n’est pas destiné à des milliers de spectateurs, mais uniquement aux cinq protagonistes pour leurs soirées DVD-pizzas.

nous-york.jpg

Je crois qu’avec ce film, on a franchi un véritable cap dans l’histoire du cinéma de genre.

Reconnaissons en effet à Géraldine Nakache le mérite de créer le concept de « scripted private déconnade » : ou comment se faire financer un délire entre potes par des producteurs de cinéma. La petite troupe a ainsi filmé ses niaises élucubrations, pensant que quelques vannes et mimiques masqueraient la vacuité du périple. Dommage que le scénario ait été oublié à Roissy. 

 

De plus, la Big Apple est étrangement réduite à un trognon de pomme un peu moisi par le fric : un penthouse au luxe totalement indécent, un king size drapé de soie immaculée, et quelques blondes lascives… A ces détails-près, l’inaction aurait pu se dérouler à Nanterre. C’est quand même dommage. 

 

Soulignons cependant l’effort intellectuel que génère le visionnage d’un tel film : 1h40 de tchatche insupportablement confuse et 243 termes en verlan à décortiquer, c’est épuisant. Et te donne l’impression d’avoir quatre fois ton âge.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:26

Hier soir s’ouvrait le Festival International du Film de Boulogne-Billancourt, présidé par Claude Pinoteau et Brigitte Fossey.

prénom-copie-1

Spoiler : ils préparent une adaptation de La Boum en comédie musicale. Oui, absolument. Je ne pouvais pas vous cacher ça.


Présenté par un Bernard Montiel au top du bronzage et de la classieuse décontraction, le « festival qui souffle positif » s’est ouvert avec la projection en avant-première du film Le Prénom devant une salle comble.


prenom2.jpg

Le Prénom, c’est un peu Art version saga familiale, tel un dîner à la Claude Sautet qui vire au règlement de comptes collectif.

Et on n’a aucune difficulté à croire Guillaume de Tonquédec et Judith El Zein qui, aussi pétillants et naturels qu’à l’écran, racontent s’être éclatés pendant les répétitions et avouent même un fou-rire à la couturière (non, Patriciiiik n’était pas là hier soir, ce goujat m’a malheureusement fait faux bond).


Ayant adoré la pièce de théâtre, j’attendais impatiemment de découvrir l’adaptation en film. Dépouillées des conventions scéniques de positionnements et intonations (dixit les comédiens), les émotions sont ici captées avec  finesse et subtilité dans ce savoureux huit-clos.


Hilarant mais spirituel, juste et touchant, cet imprévisible film délicieusement rythmé de répliques aussi exquises que grinçantes est emporté par l’immense talent des comédiens bluffants de naturel et un scénario qui fait mouche.


Courez voir ce chef-d’œuvre bourré d’humour et de surprises… Enfin, dans un mois pour vous, sympathique commun des mortels.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:30

OK, replaçons les choses dans leur contexte.


Ça fait 20 ans que je suis tétanisée par le scorpion qui attaque Mimi la fourmi  dans Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Je flippe comme une dingue dans la maison hantée de Disneyland.

Le pire film d’horreur que je connaisse s’appelle Le magazine de la santé.

L’habillage musical de Money Drop me glace le sang.

Je fais encore des cauchemars de mon prof de géopolitique de prépa.

La version de Voici les clés par Tina Arena me met très mal à l’aise.

Je trouve assez effrayantes les (in)capacités intellectuelles des candidates de Top Model USA.

Dès que je mange une tablette un carré de chocolat, j’ai peur de voir Sue Sylvester débarquer fouet à la main.

Mes plus grands frissons actuels sont dus aux retournements (ou pas) de fauteuils dans The Voice.


Oui, je suis une grande angoissée.


Et puis j’ai vu La Dame en Noir.

Nous étions cinq dans la salle, dont une hystérique qui ricanait furieusement à chaque coup de jump scare.


Je pourrais vous parler de la magnifique photographie, de la qualité des décors et costumes victoriens, de la grande maîtrise de l’ambiance visuelle et sonore, du jeu très inspiré de Daniel Radcliffe…

2012_the_woman_in_black_012.jpg

Il y aurait beaucoup à dire ; ce superbe voyage à l’image si travaillée nous plonge vertigineusement dans la brumeuse campagne anglaise envahie de fantômes et lourdes malédictions.

Mais je préfère simplement dire que plusieurs heures après, je laissais la lumière allumée pour courir de la porte à mon lit.


Et pourtant quand on y pense, le plus flippant dans ce film c’est la conviction du réalisateur que le post-ado Harry Potter est crédible en notaire père d’un gamin de 4 ans.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 21:40

infideles.jpgIl y a quelques semaines, les affiches choquaient profondément notre Ô combien décente moralité. Aujourd’hui, avouons qu’elles sont pourtant assez proches d’une couverture Martine au pays des Bisounours, comparées au niveau de décadence et vulgarité des Infidèles


Mais POURQUOI ce film est-il autant encensé ? Comment expliquer ce manque collectif de discernement ? On nous parle de finesse dans la critique acerbe, de tragi-comédie piquante et subtile, de regard acéré sur les mœurs masculines, de situations délicieusement cocasses  et d’humour décapant…


Je n’y ai vu qu’un ramassis de vulgarité, tant dans les propos malsains que dans certaines séquences profondément obscènes qui repoussent très en-dessous de la ceinture les limites de la grossièreté cinématographique. Entre film de cul grand public, comédie US de mauvais goût, film BDE moisi à gros budget, et sketch vicelard interminable, les personnages dépravés mis en scène peinent en outre à maintenir un rythme de comédie, très desservi par la pauvreté du scénario. Oui, en plus d’être un peu atterré et surtout dégouté d’avoir payé sa place de ciné pour une telle niaiserie, on s’endort carrément devant Les Infidèles.


On nous avait promis un concept novateur de film à sketchs, voici une succession de courts-métrages foireux, traînants et sans intérêt. L’immoralité aurait pourtant pu être traitée avec tant de talent et de subtilité  !


Mais de tout temps, des producteurs nous ont proposé des navets. Et en général, les critiques ou le public dénoncent la bassesse de l’œuvre. Alors, d’où viennent ces éloges injustifiés ? Serait-ce l’ombre des Oscars qui plane dangereusement sur notre capacité d’appréciation ? Pourquoi personne n’ose avouer que Jean, oui Jean, sur ce coup tu nous déçois profondément ?


Faites-moi part de vos impressions… Même, et surtout, si vous n’êtes pas d’accord avec moi et vénérez ce chef-d'oeuvre du cinéma français !

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:15

En 2009, la cérémonie des César singeait lamentablement Hugh Jackman et son jubilatoire « the musical is back » en version petit-budget-je-porte-un-imper-Kiabi-ça-le-fait-pour-Singin’ in the rain.

En découvrant cette vidéo préface des Oscars 2012, je sens la franchouillardise avide d’enfiler ses gros sabots pour nous sortir une parodie bien de chez nous...

 

 

T’imagines un peu ? On ferait un truc du genre Dujardin et Maïwenn sont envoyés par le gourou Omar Sy déterrer Antoine de Caunes dans son pavillon de Trouville. Et il faudrait rire gentiment, parce qu’après tout il faut être indulgent avec nos tentatives françaises un peu miteuses de faire le show.

L’angoisse, quoi.


PS : Le premier qui dit que cette blague n’a aucune raison d’être étant donné que de Caunes a déjà fait son retour l’an dernier en maître de cérémonie… je l’expédie dans la caverne himalayenne de Billy Crystal.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:52

Ça faisait longtemps que je n’avais pas honteusement colporté quelque juteux ragot de la haute sphère people. Nous y revoilà :


Il semblerait qu’Eva Longoria se soit trouvé un fils à adopter, et que ces deux-là s’amusent follement dans les tribunes d’un match de foot.


zac.jpg


Finalement, le plus choquant sur cette photo, ne serait-ce pas moins l’association de la sulfureuse Gaby avec le Wild Cat prépubère, que le bonnet ridicule dont Zac a décidé de s’accoutrer pour augmenter son potentiel séduction ?


Franchement, c’est quoi le concept ? Grand Schtroumpf nous la joue préservatif ?

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 00:17

darbus.jpgHistoire d’honorer les vacances scolaires, grande surprise, M6 rediffuse High School Musical. L’occasion pour moi de retomber sous le charme de Troy Bolton rétablir une importante vérité :


Madame Darbus n’a pas toujours été cette grosse dame excentrique aux intonations ascensionnelles, flanquée de lunettes en écaille, larges épaulettes et châle bariolé.


Non.

Dans les années 80, Madame Darbus exhibait fougueusement sa silhouette longiligne dans un très moche justaucorps de forme aujourd’hui censurée, et dansait sur talons de working girl avec des bracelets en or au poignet.


Tout en détruisant compulsivement son monobrushing et sa jugulaire au fil de son courroux.


Oui, Madame Darbus avait déjà une classe indéniable. Vous remarquerez les petits gloussements semi-orgasmiques entre deux phrases musicales, pour mieux séduire Michael Douglas visiblement désespéré par ces choix vestimentaire et capillaire...


Assez parlé, je vous laisse admirer Alyson Reed dans A Chorus Line, vingt ans avant High School Musical. Enjoy, and let me dance for you. Let me try.


 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 21:22

Non, l’intérêt principal de The Artist ne réside pas dans l’esthétique classe et subtile des années 20 qui illumine la pellicule de Michel Hazanavicius.


Non, ce n’est pas pour l’irrésistible shuffle step brush back step de Jean Dujardin que je suis allée voir ce film. Ni pour les mimiques chipies et arrogantes de Bérénice Bejo.


Non, ce n’est pas le saisissant hommage au métier d’acteur qui m’a séduite, et pourtant l’émotion y est intense et palpable.


uggy.jpgNon. La raison pour laquelle il FAUT aller découvrir The Artist, c’est… Uggy !


Mais Uggy voyons, le craquant petit toutou qui crève l’écran ! Jean peut aller se rhabiller (façon de parler, c’est bon, hein), je n’avais d’yeux que pour ce malicieux terrier si débrouillard et expressif.


Il l’a bien méritée, sa Palm Dog au dernier Festival de Cannes !


J’adule ce chien, définitivement.

Je veux l’adopter.


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:17

On fait souvent des choses dont il n’y a pas lieu d’être fier.


Vous avouer l’objet de mes tourments actuels nécessite bravoure et abandon de tout amour-propre, je vous en saurai gré d’en prendre conscience.


Lecteur, je viens ici quémander, si ce n’est ton assentiment, du moins ta compassion pour l’être faible et sans volonté que je suis.


Seule l’absolution par le lectorat blogophile me sera d’un grand secours face à ce gouffre dans lequel je me suis pourtant plongée sans l’ombre d’une hésitation il y a de cela quelques jours.


Bon, j’y vais. Je me lance.


Je suis allée voir Bienvenue à bord.


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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 12:26

Si tu es fan de Doc, de la grande horloge, du skate volant et des convecteurs temporels, et si tu as envie de débourser entre  5 000 et… 75 000 dollars pour des chaussures immettables… Alors sache que ça y est, le rêve s’est réalisé : Marty McFly met ses baskets-aux-lacets-qui-se-font-tous-seuls en vente sur eBay ! Les profits sont destinés à la fondation de Michael J. Fox, pour lutter contre la maladie de Parkinson.

 

 

C’est génial tout ça, mais pas super glam. On ne pourrait pas faire la même chose avec des chaussures légèrement plus… féminines ?

  • les cuissardes de Pretty Woman
  • la pantoufle de vair de l’autre tête en l’air
  • les petites mules blanches de Marilyn
  • les converses roses de Sandy et des Pink Ladies
  • les adorables petits souliers en rubis flamboyants de Dothy
  • et même les chaussures de ski de Josiane Balasko

 

N’empêche, heureusement que c’est pas Pierre Richard qui nous refile sa godasse. Ça ferait un peu cher la paire à une seule chaussure... Mon Dieu, parfois mon humour et ma culture me dépassent.

 

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Du théâtre à la sauce Broadway sur tartine médiatique,

 

Un brin de lyrisme saupoudré de triolets et d’entrechats,

 

Et quelques grumeaux de people entre les miettes de chroniques pailletées… 

 

 

Delphine Chevalier

 

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