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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:46

On a tous eu douze ans, et harcelé nos parents pour accueillir au fond de notre cartable, dans la poche de notre blouson en jean, ou ostensiblement accroché autour du cou, l’incontournable gadget de cette douce époque : le Tamagotchi ! Cette adorable et kitchissime petite bestiole à câliner, nourrir et soigner dans la seconde - sous peine de la voir se transformer en larve inerte - nous manque énormément, il faut bien l’avouer…


tamag.jpg

C’est sans doute pour réconforter les adulescents en manque d’affection et envahir les cours de récré de leurs enfants que Bandai a décidé de relancer sur le marché ces doudous virtuels et ultra-dépendants !

Visuellement presque aussi basique que dans les années 90, notre Tamagotchi de 2014 peut néanmoins interagir avec ceux de nos amis… Et se retrouve même en guest star d’une appli de smartphone.

 

Il a bien grandi, le petit trésor technologique de notre enfance…

Published by Delphine - dans Petits égarements
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 21:11

anges2Ta mère, tes amis, tes collègues, même ta conscience te reprochent ta médiocrité de téléspectateur… Tu aimerais étoffer ton argumentaire de défense ? Voici 10 justifications à méditer et rétorquer en faveur de ton émission préférée !

 

  • Tu as été un des pionniers du buzz ALLO. Te tenir informé(e) de l’actualité médiatique aiguise ton esprit critique : tu planches sur une étude sociologique de ton époque.

 

  • Tu améliores considérablement ton niveau d’Anglais : tu es capable de relever et corriger une centaine de fautes grammaticales par épisode ! Ton acuité et ta promptitude sont bluffantes (après réflexion, remarque valable aussi pour le Français).

 

  • Tu tiens à donner une chance à ce petit programme perdu entre l’hégémonie de Tellement Vrai et les rediffusions massives des Cordier, Juge et Flic : tu prônes la diversité sur la TNT.

 

  • Plus besoin de tutoriels ou blogs féminins : du rouge-à-lèvre rose aux racines noirâtres, tu as ici un condensé de mauvais goût. Tu peaufines ton look sans perdre des heures sur le web. Gain de temps considérable !

 

  • Tu fais jouer la libre concurrence face à Julien Lepers, MacGyver et les cuisiniers presque parfaits. Regarder les Anges, c’est prêcher en faveur du libéralisme économique.

 

  • Ce programme est sponsorisé par les dermatologues : trop de bronzage, c’est dangereux. Et surtout, c’est carrément laid : la tronche cramée façon grille-pain, ça ne passe pas.

 

  • Tu découvres une façon imparable de t’adapter à la météo capricieuse : boots fourrées et shorty, jean et haut de maillot. C’est le nouveau look spécial aléas climatiques !

 

  • Les hurlements, engueulades et pleurnichages t’épuisent tellement que tu n’as plus la force de regarder la télé très longtemps. Tu te couches plus tôt et améliores ton hygiène de vie !

 

  • Tu perfectionnes l’éducation de ton chien en suivant les progrès d’Angel, la star canine du programme. Depuis Beethoven en 1992, tu n’avais pas autant été inspiré(e).

 

  • Tu es tellement déprimé(e) par ces naïades en bikini et mâles sculptés à la testostérone que tu médites sur le concept de beauté intérieure. Tu atteins la sagesse et la zénitude bouddhiste.
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:45

Je serai pour une fois très sérieuse, à travers une étude comparative aussi pointue qu’insolite.

 

 

Messieurs ont gracieusement offert au sexe opposé la tête de Stade 2, temple viril par excellence.

 

Mesdames ont obtenu LEUR chaîne remplie d’œstrogènes, de ragots people, de BB Crème et de fromage blanc allégé (enfin, pour les veinardes qui captent Chérie 25).

 

Messieurs les apprentis chanteurs se sont gentiment effacés, pour ne pas dire écrabouillés aux pieds bottinés de la future winneuse Sophie-Tith (un jour, j’exposerai ma théorie de la longévité d’un candidat de télé-crochet inversement proportionnelle à la recevabilité de son prénom).

 

Mesdames ont vu leur représentante Michelle voler subtilement la vedette à son mari B., accaparant l’attention mondiale durant une pseudo-investiture (et ce pour une noble histoire de frange).

 

 

Bref, 2013 voyait s’estomper les derniers soubresauts du militantisme féministe ; les femmes n’avaient jamais été aussi écrasantes de gloire, reconnues et respectées (les exemples ci-dessus sont criants de vérité et totalement représentatifs. Aucune contestation n’est autorisée).

 

 

Puis ces victoires se sont en fin de compte avérées ridiculement insignifiantes. Il a suffi d’un prime-time pour anéantir des décennies de combat pour l’égalité des sexes...

 

Sur TF1, Messieurs se voient offrir ça :

Diapositive1.JPG

 

Tandis que nous autres pauvres femmes sommes contraintes par des producteurs - détestablement machistes et potentiellement jaloux - de nous coltiner tout autre chose :

 Diapositive2.JPG

 

Califano et ses 120 kg.

Gégé et ses 120 ans.

 

Splash, désolante régression… Honteuse asymétrie des profils exposés, méprisant au plus haut point nos désirs primaires d’admirer de jolis muscles masculins bien dessinés et luisants d'eau de javel euh plutôt de trouille d’effort en petit maillot sexy.

 

 

C’était un article sérieux pour bien commencer l’année.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:00

En attendant la surtaxation du Nutella, on en fait des réserves dans l’arrière-cuisine. Ou on se prend d’affection pour la so crunchy pâte à tartiner Ovomaltine.

 

En attendant l’envol de Mary Poppins, le musical vers le théâtre Mogador, on apprend à faire des claquettes au plafond et à épeler en mimant Supercalifragilisticexpialidocious.

 

En attendant le retour de The Voice, on essaie quand même de sauver la peau des derniers crocodiles de Patagonie.

 

En attendant la sortie ciné des Misérables, on se repasse le trailer en boucle, histoire de frissonner davantage que si on sortait en nuisette en pleine nuit de ce très moche mois de novembre.

 

 

En attendant de finir les 1498 pages de Fifty Shades of Grey, on va se racheter une chaste conscience. Par exemple devant les nonnes de Sister Act.

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En attendant de savoir qui est était Bastian Baker, on offre des kleenex à Lorie et on travaille son écart facial en toute simplicité comme Amel Bent.

 

En attendant que Justin Bieber sorte de cet effroyable gouffre sentimental, on le console et on le gave de bonheur en lui offrant Un dos tres, je déstresse.

 

En attendant que notre président redresse sa cravate… On attend.

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Et en attendant la saison 2 de Smash, on court découvrir La Vie Rêvée de Norma au théâtre de Ménilmontant, et on s’enivre de ses chorégraphies glamour et chansons délicieusement jazzy, par une petite troupe passionnée et bourrée de talent.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 13:26

Parfois, on sort du ciné avec l’odieuse sensation, non pas d’être passé à côté du film, mais que c’est le film qui est passé à côté de nous. Non, Nous York n’est pas destiné à des milliers de spectateurs, mais uniquement aux cinq protagonistes pour leurs soirées DVD-pizzas.

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Je crois qu’avec ce film, on a franchi un véritable cap dans l’histoire du cinéma de genre.

Reconnaissons en effet à Géraldine Nakache le mérite de créer le concept de « scripted private déconnade » : ou comment se faire financer un délire entre potes par des producteurs de cinéma. La petite troupe a ainsi filmé ses niaises élucubrations, pensant que quelques vannes et mimiques masqueraient la vacuité du périple. Dommage que le scénario ait été oublié à Roissy. 

 

De plus, la Big Apple est étrangement réduite à un trognon de pomme un peu moisi par le fric : un penthouse au luxe totalement indécent, un king size drapé de soie immaculée, et quelques blondes lascives… A ces détails-près, l’inaction aurait pu se dérouler à Nanterre. C’est quand même dommage. 

 

Soulignons cependant l’effort intellectuel que génère le visionnage d’un tel film : 1h40 de tchatche insupportablement confuse et 243 termes en verlan à décortiquer, c’est épuisant. Et te donne l’impression d’avoir quatre fois ton âge.

21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:27

Il me fallait un événement marquant pour faire ma rentrée blogophile ; Mika m’en donne une délicieuse occasion avec sa reprise du standard de Broadway Popular, tiré du musical Maison(s) Close(s) Wicked.

 

Pour ceux qui découvrent cette envoûtante mélodie, petit retour aux origines :

 

Glinda (ouiiiii, la copine hystéro de Will Schuester pour les Gleeks), c’est un peu la Cristina Cordula du pays des sorcières (ne serait-ce pas un pléonasme…). Cette adorable et horripilante blonde en froufrous rose bonbon est bien décidée à tirer sa roommate Elphaba de l’abîme de l’insignifiance. Figurez-vous qu’Elphaba n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile, c’est différent ; tels la princesse Fiona, Ratus ou tout étudiant en soirée BDE, elle souffre de viridicantis pellis mochituda, syndrôme de la peau verdâtre.

 

Au-delà de réflexions élémentaires sur les choix de vêtements et coiffure, son coaching - ponctué d'entrechats et gloussements so girly - s’appuie sur la maîtrise des bonnes fréquentations et comprend des conseils de drague, une apologie du sport, et même une incitation à parler d’jeuns :

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Mais je crois que pour l’occasion, Glinda a également pris Mika sous son aile de fée en lui offrant une nouvelle coupe de cheveux et des vêtements tristement passe-partout.

Que voulez-vous, les relookeuses de Broadway aussi s’assagissent avec l’âge.

4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 16:36

Il y a quelques jours, la Suède remportait le Concours de l’Eurovision. La chanteuse me fait très vaguement penser à quelqu’un, mais je ne sais pas trop qui (n’allez pas croire que je m’intéresse aux starlettes de télé-réalité) :

eurov1.jpg

 

La soirée a démarré de façon plutôt chaotique : un vieil anglais de 95 ans nous marmonne une balade totalement déconnectée du show son&lumière associé, une albanaise acnéique aux dreadlocks semi-vivantes hurle en ultra-sons, puis la scène est envahie de folkloriques mémés russes pour une cauchemardesque reprise d'Ilona Mitrecey… 


Pour se terminer en apothéose sur un interminable concert de tam-tam expérimental sur fond de lance-flammes. Aaaah, faut-il aimer l’Eurovision et son suspens insoutenable, pour se taper 20 minutes de musique traditionnelle azerbaidjanaise avant l’attribution des points…


Tous les courants musicaux et culturels étaient merveilleusement représentés : de la Shakira grecque au dramaturge dépressif serbe, en passant par une Amy Winehouse italienne, sans oublier (remarque, on aurait franchement pu) un Justin Bieber norvégien gothico-punk efféminé, et des petits lutins irlandais en aluminium. 


Mais je vais bien entendu m’arrêter sur la prestation d’Anggun.

Sur sa mélodieuse chanson RnB électro.

Sur le bout de soie transparente qui voletait autour de son très varié déhanché.


Et sur ses audacieux choix artistiques :

Abandon de l’option articulation, laissant planer un doute très approprié : elle chante en français là, ou en anglais ?

Abandon de ses danseurs à l’aéroport de Bakou, et recrutement express de gymnastes pour une démonstration physique sans aucune relation avec la chanson. Sans doute pour ne pas succomber à la très commune habitude des concurrents de créer une magnifique chorégraphie pour l’occasion…


Proposition pour 2013 : il faudrait peut-être songer au référendum pour abolir de façon définitive toutes les improbables prestations françaises, qui nous expédient systématiquement dans le top 5 de la fadeur et de l’insignifiance.


PS : nooon, je ne suis pas méchante, j’essaie juste de faire perdurer le cynisme la sincérité du très regretté couple de commentateurs Dave/Fogiel.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:03

Aussi subitement que je remonte aujourd’hui à la surface de la blogosphère, mon école de commerce a récemment retrouvé la direction de ma boîte mail.

Et pour une fois, ce n’était pas pour asperger ma solitude du bonheur de mes camarades de promo, à coup de mariages entre jeunes loups de la finance et marketeuses sexy…


Avec un objet aussi savoureux qu’accrocheur, ce mail tombé du ciel titilla mon intérêt :


« 1ère Conférence Artistique du Réseau des Diplômés »


Enfin, mon école osait le dévergondage d’une élite culturelle trop frileuse et rétrograde !


Laissant planer un délicieux suspens (mes journées sont toujours aussi mouvementées, oui) je me mis à imaginer les fabuleux sujets de conférence potentiellement abordés :


  • L’art patagonien et la maroquinerie reptilienne selon Florent Pagny

 

  • Lazaro, génie subversif ou imposteur cathodique?

 

  • Hans, Günter, Jürgen et l’hégémonie germanique dans l’érotisation massive de l’inconscient collectif

 

  • Clash vs Soda : les ados sont-ils aussi désespéré(ant)s ?

 

  • L’influence de Alan Menken dans le syndrome de Peter Pan

 

  • NRJ 12 et le recyclage des déchets de la téléréalité

 

  • La robe blanche qui causa la perte de Laurence Ferrari

 

  • Y a-t-il une date de péremption à l’engouement pour Stephan Rizon ? 

 

 

Un clic plus tard, le monde s’effondrait, farouchement piétiné par l’affichage du sujet de la conférence :


Le chamanisme dans l’art préhispanique de la Grande-Colombie


Voilà, je crois que tout est dit. Référence culturelle associée à l’état d’âme du moment :

 

 

Je n’ai rien contre le sens de l’humour de mon école. Mais elle pourrait mettre un peu plus de cœur à essayer de fidéliser son réseau d’anciens...

 

PS : Bien sûr que si, vous connaissez tous Hans, Günter, et Jürgen:

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:26

Hier soir s’ouvrait le Festival International du Film de Boulogne-Billancourt, présidé par Claude Pinoteau et Brigitte Fossey.

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Spoiler : ils préparent une adaptation de La Boum en comédie musicale. Oui, absolument. Je ne pouvais pas vous cacher ça.


Présenté par un Bernard Montiel au top du bronzage et de la classieuse décontraction, le « festival qui souffle positif » s’est ouvert avec la projection en avant-première du film Le Prénom devant une salle comble.


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Le Prénom, c’est un peu Art version saga familiale, tel un dîner à la Claude Sautet qui vire au règlement de comptes collectif.

Et on n’a aucune difficulté à croire Guillaume de Tonquédec et Judith El Zein qui, aussi pétillants et naturels qu’à l’écran, racontent s’être éclatés pendant les répétitions et avouent même un fou-rire à la couturière (non, Patriciiiik n’était pas là hier soir, ce goujat m’a malheureusement fait faux bond).


Ayant adoré la pièce de théâtre, j’attendais impatiemment de découvrir l’adaptation en film. Dépouillées des conventions scéniques de positionnements et intonations (dixit les comédiens), les émotions sont ici captées avec  finesse et subtilité dans ce savoureux huit-clos.


Hilarant mais spirituel, juste et touchant, cet imprévisible film délicieusement rythmé de répliques aussi exquises que grinçantes est emporté par l’immense talent des comédiens bluffants de naturel et un scénario qui fait mouche.


Courez voir ce chef-d’œuvre bourré d’humour et de surprises… Enfin, dans un mois pour vous, sympathique commun des mortels.

22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:30

OK, replaçons les choses dans leur contexte.


Ça fait 20 ans que je suis tétanisée par le scorpion qui attaque Mimi la fourmi  dans Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Je flippe comme une dingue dans la maison hantée de Disneyland.

Le pire film d’horreur que je connaisse s’appelle Le magazine de la santé.

L’habillage musical de Money Drop me glace le sang.

Je fais encore des cauchemars de mon prof de géopolitique de prépa.

La version de Voici les clés par Tina Arena me met très mal à l’aise.

Je trouve assez effrayantes les (in)capacités intellectuelles des candidates de Top Model USA.

Dès que je mange une tablette un carré de chocolat, j’ai peur de voir Sue Sylvester débarquer fouet à la main.

Mes plus grands frissons actuels sont dus aux retournements (ou pas) de fauteuils dans The Voice.


Oui, je suis une grande angoissée.


Et puis j’ai vu La Dame en Noir.

Nous étions cinq dans la salle, dont une hystérique qui ricanait furieusement à chaque coup de jump scare.


Je pourrais vous parler de la magnifique photographie, de la qualité des décors et costumes victoriens, de la grande maîtrise de l’ambiance visuelle et sonore, du jeu très inspiré de Daniel Radcliffe…

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Il y aurait beaucoup à dire ; ce superbe voyage à l’image si travaillée nous plonge vertigineusement dans la brumeuse campagne anglaise envahie de fantômes et lourdes malédictions.

Mais je préfère simplement dire que plusieurs heures après, je laissais la lumière allumée pour courir de la porte à mon lit.


Et pourtant quand on y pense, le plus flippant dans ce film c’est la conviction du réalisateur que le post-ado Harry Potter est crédible en notaire père d’un gamin de 4 ans.

Du théâtre à la sauce Broadway sur tartine médiatique,

 

Un brin de lyrisme saupoudré de triolets et d’entrechats,

 

Et quelques grumeaux de people entre les miettes de chroniques pailletées… 

 

 

Delphine Chevalier

 

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