Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 12:03

Aussi subitement que je remonte aujourd’hui à la surface de la blogosphère, mon école de commerce a récemment retrouvé la direction de ma boîte mail.

Et pour une fois, ce n’était pas pour asperger ma solitude du bonheur de mes camarades de promo, à coup de mariages entre jeunes loups de la finance et marketeuses sexy…


Avec un objet aussi savoureux qu’accrocheur, ce mail tombé du ciel titilla mon intérêt :


« 1ère Conférence Artistique du Réseau des Diplômés »


Enfin, mon école osait le dévergondage d’une élite culturelle trop frileuse et rétrograde !


Laissant planer un délicieux suspens (mes journées sont toujours aussi mouvementées, oui) je me mis à imaginer les fabuleux sujets de conférence potentiellement abordés :


  • L’art patagonien et la maroquinerie reptilienne selon Florent Pagny

 

  • Lazaro, génie subversif ou imposteur cathodique?

 

  • Hans, Günter, Jürgen et l’hégémonie germanique dans l’érotisation massive de l’inconscient collectif

 

  • Clash vs Soda : les ados sont-ils aussi désespéré(ant)s ?

 

  • L’influence de Alan Menken dans le syndrome de Peter Pan

 

  • NRJ 12 et le recyclage des déchets de la téléréalité

 

  • La robe blanche qui causa la perte de Laurence Ferrari

 

  • Y a-t-il une date de péremption à l’engouement pour Stephan Rizon ? 

 

 

Un clic plus tard, le monde s’effondrait, farouchement piétiné par l’affichage du sujet de la conférence :


Le chamanisme dans l’art préhispanique de la Grande-Colombie


Voilà, je crois que tout est dit. Référence culturelle associée à l’état d’âme du moment :

 

 

Je n’ai rien contre le sens de l’humour de mon école. Mais elle pourrait mettre un peu plus de cœur à essayer de fidéliser son réseau d’anciens...

 

PS : Bien sûr que si, vous connaissez tous Hans, Günter, et Jürgen:

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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 11:26

Hier soir s’ouvrait le Festival International du Film de Boulogne-Billancourt, présidé par Claude Pinoteau et Brigitte Fossey.

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Spoiler : ils préparent une adaptation de La Boum en comédie musicale. Oui, absolument. Je ne pouvais pas vous cacher ça.


Présenté par un Bernard Montiel au top du bronzage et de la classieuse décontraction, le « festival qui souffle positif » s’est ouvert avec la projection en avant-première du film Le Prénom devant une salle comble.


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Le Prénom, c’est un peu Art version saga familiale, tel un dîner à la Claude Sautet qui vire au règlement de comptes collectif.

Et on n’a aucune difficulté à croire Guillaume de Tonquédec et Judith El Zein qui, aussi pétillants et naturels qu’à l’écran, racontent s’être éclatés pendant les répétitions et avouent même un fou-rire à la couturière (non, Patriciiiik n’était pas là hier soir, ce goujat m’a malheureusement fait faux bond).


Ayant adoré la pièce de théâtre, j’attendais impatiemment de découvrir l’adaptation en film. Dépouillées des conventions scéniques de positionnements et intonations (dixit les comédiens), les émotions sont ici captées avec  finesse et subtilité dans ce savoureux huit-clos.


Hilarant mais spirituel, juste et touchant, cet imprévisible film délicieusement rythmé de répliques aussi exquises que grinçantes est emporté par l’immense talent des comédiens bluffants de naturel et un scénario qui fait mouche.


Courez voir ce chef-d’œuvre bourré d’humour et de surprises… Enfin, dans un mois pour vous, sympathique commun des mortels.

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 18:30

OK, replaçons les choses dans leur contexte.


Ça fait 20 ans que je suis tétanisée par le scorpion qui attaque Mimi la fourmi  dans Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Je flippe comme une dingue dans la maison hantée de Disneyland.

Le pire film d’horreur que je connaisse s’appelle Le magazine de la santé.

L’habillage musical de Money Drop me glace le sang.

Je fais encore des cauchemars de mon prof de géopolitique de prépa.

La version de Voici les clés par Tina Arena me met très mal à l’aise.

Je trouve assez effrayantes les (in)capacités intellectuelles des candidates de Top Model USA.

Dès que je mange une tablette un carré de chocolat, j’ai peur de voir Sue Sylvester débarquer fouet à la main.

Mes plus grands frissons actuels sont dus aux retournements (ou pas) de fauteuils dans The Voice.


Oui, je suis une grande angoissée.


Et puis j’ai vu La Dame en Noir.

Nous étions cinq dans la salle, dont une hystérique qui ricanait furieusement à chaque coup de jump scare.


Je pourrais vous parler de la magnifique photographie, de la qualité des décors et costumes victoriens, de la grande maîtrise de l’ambiance visuelle et sonore, du jeu très inspiré de Daniel Radcliffe…

2012_the_woman_in_black_012.jpg

Il y aurait beaucoup à dire ; ce superbe voyage à l’image si travaillée nous plonge vertigineusement dans la brumeuse campagne anglaise envahie de fantômes et lourdes malédictions.

Mais je préfère simplement dire que plusieurs heures après, je laissais la lumière allumée pour courir de la porte à mon lit.


Et pourtant quand on y pense, le plus flippant dans ce film c’est la conviction du réalisateur que le post-ado Harry Potter est crédible en notaire père d’un gamin de 4 ans.

Publié dans : Pop corn et tapis rouge
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 15:02

enfoirés-copie-1Même s’ils sont entrés sur scène en chantant « c’est bientôt la fin » (étrange choix pour un numéro d’ouverture, non ??), tout beaux dans leurs costumes de bal vénitien, les Enfoirés ont une fois de plus conquis le cœur du public.


Petit décryptage d’un succès : 

 

  • Explication événementielle : entendre Nolwenn chanter en français est aussi rare que voir Zaz les cheveux coiffés. Tout comme assister à une choré endiablée de Jugnot, Ségara et Leforestier sur LMFAO, Collectif Métissé ou encore Lady Gaga.

 

  • Explication économique : la tournée des Enfoirés tient lieu de Pôle Emploi pour un grand nombre d’artistes. Ce concert permet en effet à des retraités comme Alizée, Elsa, Lââm, Chimène Badi et Jean-Baptiste Maunier de bosser quelques jours par an.

 

  • Explication esthétique : chaque année, Lorie nous présente sa nouvelle lubie capillaire. Cette fois, une version à la croisée entre le bichon frisé et Shirley Temple.

 

  • Explication coquine : les téléspectateurs ont certainement adoré la blague super fine et imprévisible sur le numéro de département de Lyon, et les innombrables références à la plastique et au sex-appeal de Shy’m. Et on se demande pourquoi Maurane a fui la troupe

 

  • Explication psychanalytique: les Enfoirés ont dû s’imaginer qu’au plus profond de l’inconscient collectif, notre plus grand fantasme était d’admirer Kad Merad en pole dancer dans un combi-short en cuir. C’est fait.

 

  • Explication démoniaque : les téléspectateurs adorent constater que Chimène Badi se ressemble de moins en moins au fil des années, tandis que Catherine Lara se rapproche elle dangereusement du look « témoin anonyme » deToute une histoire.

 

  • Explication nostalgique : généreux, survitaminé et fédérateur, le Concert des Enfoirés reste une des rares émissions musicales de qualité.

 

CQFD !


Cependant quelques interrogations me taraudent :

Pourquoi Liane Foly s’obstine-t-elle encore à nous faire ses horripilantes imitations ? Non, le micro costume de Wonder Woman pour fillette de 6 ans n’aidait pas.


Et pourquoi nous bassinait-on depuis des semaines avec le grand retour de Luchini, présent sur seulement un numéro ? Ah oui pardon, j’oublie son apparition pendant le final.

En kilt.

Je n’écouterai plus jamais du Nietzsche de la même façon.


PS : Oui, j’avoue, voir Matt Pokora déguisé en lapin, ça n’a pas de prix. Juste celui de l’impression écran format A1.

Publié dans : Zapette en folie
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 21:40

infideles.jpg Il y a quelques semaines, les affiches choquaient profondément notre Ô combien décente moralité. Aujourd’hui, avouons qu’elles sont pourtant assez proches d’une couverture Martine au pays des Bisounours, comparées au niveau de décadence et vulgarité des Infidèles


Mais POURQUOI ce film est-il autant encensé ? Comment expliquer ce manque collectif de discernement ? On nous parle de finesse dans la critique acerbe, de tragi-comédie piquante et subtile, de regard acéré sur les mœurs masculines, de situations délicieusement cocasses  et d’humour décapant…


Je n’y ai vu qu’un ramassis de vulgarité, tant dans les propos malsains que dans certaines séquences profondément obscènes qui repoussent très en-dessous de la ceinture les limites de la grossièreté cinématographique. Entre film de cul grand public, comédie US de mauvais goût, film BDE moisi à gros budget, et sketch vicelard interminable, les personnages dépravés mis en scène peinent en outre à maintenir un rythme de comédie, très desservi par la pauvreté du scénario. Oui, en plus d’être un peu atterré et surtout dégouté d’avoir payé sa place de ciné pour une telle niaiserie, on s’endort carrément devant Les Infidèles.


On nous avait promis un concept novateur de film à sketchs, voici une succession de courts-métrages foireux, traînants et sans intérêt. L’immoralité aurait pourtant pu être traitée avec tant de talent et de subtilité  !


Mais de tout temps, des producteurs nous ont proposé des navets. Et en général, les critiques ou le public dénoncent la bassesse de l’œuvre. Alors, d’où viennent ces éloges injustifiés ? Serait-ce l’ombre des Oscars qui plane dangereusement sur notre capacité d’appréciation ? Pourquoi personne n’ose avouer que Jean, oui Jean, sur ce coup tu nous déçois profondément ?


Faites-moi part de vos impressions… Même, et surtout, si vous n’êtes pas d’accord avec moi et vénérez ce chef-d'oeuvre du cinéma français !

Publié dans : Pop corn et tapis rouge
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 23:01

shrek.jpg

Depuis le temps que ses fans l’attendaient… Shrek s’est enfin installé chez nous, au Casino de Paris ! Retour sur la grande première, ce mercredi 8 février.

Evidemment, quelques caméras étaient conviées pour immortaliser les impressions des fans de comédies musicales petits enfants. Certains tellement jeunes qu’ils parvenaient difficilement à prononcer quelques mots.


Les rires de gamins ont bien sûr fait trembler la salle lors du classieux battle de rots et pets entre Shrek et Fiona. Romantiquement, ça rappelle Notting Hill, quand Hugh Grant et ses copains jouent à qui c’est le plus malheureux. Broadwayquement, j’avoue une légère preference pour le fameux « Anything you can do, I can do better » (ah bah oui, faut connaître).

 

Abstraction faite des improbables sweats à capuche-burqa des « manipulateurs », les costumes sont admirablement travaillés, colorés et variés, et nous plongent dans le fabuleux monde des contes de fée et dessins animés.


Petite déception : je m’attendais à un timbre un peu plus gras et caverneux pour Shrek… c’est à vrai dire le seul personnage à ne pas cartooniser sa voix ! Il pourrait bouffer un Pumba, ça irait sans doute mieux.

Hommage au prince aux genoux d’acier et à la jouissive expressivité, follement charismatique du haut de ses malheureux centimètres… Bref (c’est le cas de le dire), tout simplement brillant.

Et l’autre, là, qu’on adore et dont on attend les délicieuses répliques… on pourrait lui trouver un vrai nom. Parce que « L’Âne », ça fait un peu « Le Chien » de Colombo.

Ajoutez un craquant Pinocchio, de charmantes et gracieuses souris pailletées, une foule de personnages délirants... Vous y êtes.


Une question me taraude : quand tu joues dans Shrek le musical, tu mets quoi sur ton CV ? Cochon & Aileron-avant-gauche-du-dragon & Grand-arbre-qui-bouge-tout-seul ?

Mais nooon je ne me moque pas de la jolie forêt, on s’y croirait. Vraiment. Comme la fumée qui fait bouger les nuages. Trop beau.

Quant au mur étoilé comme au Grand Rex, et sa lune géante version E.T., c’était sooo romantic.


Donc si vous aimez les comédies musicales anglo-saxonnes, courez découvrir cette excellente troupe dans les contrées de Duloc !


Et comme j’ai des réminiscences de marketeuse et que je suis une très gentille fille, voici quelques idées de goodies en vente à la boutique en cette période de grand froid : un pyjama pilou pilou molletonné comme celui porté par L’Âne (parce que vu à quel point il dégoulinait au bout de 20 secondes, ça doit tenir sacrément chaud ce truc-là), ou alors le masque de Shrek comme passe-montagne (les Anonymous y songent).

Non, la perruque de Fiona ne figure pas sur la liste. Miss France 2012 a l’exclusivité.

Publié dans : Frou frou sur les planches
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 17:04

Premier reportage de l’année : l’équipe de Strass en Stock (enfin moi, tout simplement) a assisté à l’exceptionnel déjeuner de Laurence Boccolini avec ses fans geekos !

Un salon cosy aux murs ornés d’écrans plasma, des tables basses couvertes de toasts et mini brochettes, une vingtaine de passionnés un peu traqueux et autant de smartphones en ébullition.


blog2.jpgRadieuse et rose jusqu’aux ongles, Laurence fait une entrée enthousiaste, ça s’exclame, ça flashe, ça tweete, ça pleure.

Il faut dire que les invités sont des fans absolus, pour certains venus de l’autre bout de la France (métropolitaine, faut pas exagérer quand même), désespérés d’avoir raté Money Drop la veille au soir à cause du trajet en train, et avides de ragots sur les candidats incultes, machos, ruinés et depuis la diffusion totalement dépressifs.


La timidité ambiante disparait aussi rapidement que les petits canapés tomates mozza, et bientôt chacun y va de son intervention constructive : - Regaaaarde Laurence la photo de mon chat… qui mange du Nutella… et là c’est ma fifille, elle a 10 ans 1/2… - Et moi je suis le plus gros éleveur de loulous de Poméranie nains… - Héééé Laurence, t’as pas répondu au tweet de ma gamine !! - Et moi ça fait 3 ans que j’attends la suite de Mademoiselle Joubert ?!!...


blog1.jpgToast au saumon dans une main, iPhone dans l’autre, Laurence nous parle de ses chats, de son brushing, des tweets harceleurs d’une hystérique, s'insurge contre les plateaux où ça ne capte pas, s’informe du prochain twapéro sur Angers, disserte sur Nikos qui claque 27 hashtags à la minute… et sur ces personnes insupportables et totalement hors du coup qui lui demandent encore par MP pourquoi elle nous appelle ses « lucioles » (et là je comprends que mon reportage est en train de tomber à l’eau ; je partage cette interrogation fondamentale mais n’ose évidemment plus aborder le sujet).


Comme on est maintenant toutes super copines (il y a certes quelques hommes, mais je vous l’ai dit, ils parlent de loulous de Poméranie nains), Laurence nous dispense ses conseils vestimentaires et capillaires pour optimiser notre apparence à l’écran (mais je les garde pour moi, vous n’aviez qu’à être invitées).

Et là c’est le drame, il suffit parfois de quelques mots pour détruire les projets de vie d’une fan : « Tous les jours avec les copines, on parie sur la couleur des lunettes que tu porteras dans Money Drop ! » Ce à quoi Laurence répond qu’elle n’a qu’une seule paire, parfois vaguement bleutée par les projecteurs. 1-0. Une vie s’écroule.


blog3.jpgPuis grande surprise, Alexandre Thibault alias le brave Julien de la Famille Formidable rejoint ce beau petit monde en effervescence, fait l’apologie des FollowFriday et de Anny Duperey, bientôt suivi de Catherine Laborde qui prédit entre deux cannelés un week-end froid et enneigé. Normal que Lolo ait autant d’amis, elle est vraiment adorable, simple et drôle. Tout le monde s’aime, chez TF1. Tout le monde est corporate aussi : même les animateurs sont ravis de recevoir le jeu de cartes officiel de la chaîne.


J’observe ahurie cette rencontre surréaliste, où le Live-Tweet a autant d’importance que la discussion orale, où l'on n'hésite pas à se couper la parole pour commenter le RT d'un blogueur influent. Les yeux rivés à l’iPhone, chacun veut faire partager au monde entier ce moment génial qu’il est en train de vivre.

C’est ça la solidarité 2.0 : une photo de macarons à la framboise localisée Quai du Point-du-Jour.


Laurence est comme nous, avec des poils de chat sur le pantalon noir, une guerre déclarée à SFR, et des déceptions quand une star hollywoodienne ignore ses tweets. C’est ma grande copine. Merci Lolo pour votre gentillesse. Et pour les éclairs au chocolat.

 

... Petits souvenirs : je vous avais parlé de Laurence Boccolini dans l'improbable clip de TF1, et pour ses émissions délicieusement rétro.

Publié dans : Zapette en folie
Qu'en pensez-vous, amis lecteurs? - Wahou, déjà 3 rappels!

Du théâtre à la sauce Broadway sur tartine médiatique,

 

Un brin de lyrisme saupoudré de triolets et d’entrechats,

 

Et quelques grumeaux de people entre les miettes de chroniques pailletées… 

 

 

Delphine Chevalier

 

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