Samedi 28 janvier 2012
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17:04
Premier reportage de l’année : l’équipe de Strass en Stock (enfin moi, tout simplement) a assisté à
l’exceptionnel déjeuner de Laurence Boccolini avec ses fans geekos !
Un salon cosy aux murs ornés d’écrans plasma, des tables basses couvertes de toasts et mini brochettes, une vingtaine de
passionnés un peu traqueux et autant de smartphones en ébullition.
Radieuse et rose jusqu’aux ongles, Laurence fait une entrée enthousiaste, ça s’exclame, ça flashe, ça tweete,
ça pleure.
Il faut dire que les invités sont des fans absolus, pour certains venus de l’autre bout de la France (métropolitaine, faut
pas exagérer quand même), désespérés d’avoir raté Money Drop la veille au soir à cause du trajet en train, et avides de ragots sur les candidats incultes, machos, ruinés et depuis la diffusion
totalement dépressifs.
La timidité ambiante disparait aussi rapidement que les petits canapés tomates mozza, et bientôt chacun y va de son
intervention constructive : - Regaaaarde Laurence la photo de mon chat… qui mange du Nutella… et là c’est ma fifille, elle a 10 ans 1/2… - Et moi je
suis le plus gros éleveur de loulous de Poméranie nains… - Héééé Laurence, t’as pas répondu au tweet de ma gamine !! - Et moi ça fait 3 ans que j’attends la suite de Mademoiselle
Joubert ?!!...
Toast au saumon dans une main, iPhone dans l’autre, Laurence nous parle de ses chats, de son brushing, des
tweets harceleurs d’une hystérique, s'insurge contre les plateaux où ça ne capte pas, s’informe du prochain twapéro sur Angers, disserte sur Nikos qui claque 27 hashtags à la minute… et sur ces
personnes insupportables et totalement hors du coup qui lui demandent encore par MP pourquoi elle nous appelle ses « lucioles » (et là je comprends que mon reportage est en train de
tomber à l’eau ; je partage cette interrogation fondamentale mais n’ose évidemment plus aborder le sujet).
Comme on est maintenant toutes super copines (il y a certes quelques hommes, mais je vous l’ai dit, ils parlent de loulous de
Poméranie nains), Laurence nous dispense ses conseils vestimentaires et capillaires pour optimiser notre apparence à l’écran (mais je les garde pour moi, vous n’aviez qu’à être invitées).
Et là c’est le drame, il suffit parfois de quelques mots pour détruire les projets de vie d’une fan : « Tous les jours avec les copines, on parie sur la couleur des lunettes que tu porteras dans Money Drop ! » Ce à quoi Laurence répond qu’elle
n’a qu’une seule paire, parfois vaguement bleutée par les projecteurs. 1-0. Une vie s’écroule.
Puis grande surprise, Alexandre Thibault alias le
brave Julien de la Famille Formidable rejoint ce beau petit monde en effervescence, fait l’apologie des FollowFriday et de Anny Duperey, bientôt suivi de Catherine Laborde qui prédit
entre deux cannelés un week-end froid et enneigé. Normal que Lolo ait autant d’amis, elle est vraiment adorable, simple et drôle. Tout le monde s’aime, chez TF1. Tout le monde est corporate
aussi : même les animateurs sont ravis de recevoir le jeu de cartes officiel de la chaîne.
J’observe ahurie cette rencontre surréaliste, où le Live-Tweet a autant d’importance que la discussion orale, où l'on n'hésite pas à se couper la
parole pour commenter le RT d'un blogueur influent. Les yeux rivés à l’iPhone, chacun veut faire partager au monde entier ce moment génial qu’il est en train de vivre.
C’est ça la solidarité 2.0 : une photo de macarons à la framboise localisée Quai du Point-du-Jour.
Laurence est comme nous, avec des poils de chat sur le pantalon noir, une guerre déclarée à SFR, et des déceptions quand une
star hollywoodienne ignore ses tweets. C’est ma grande copine. Merci Lolo pour votre gentillesse. Et pour les éclairs au chocolat.
... Petits souvenirs : je vous avais parlé de Laurence Boccolini dans l'improbable clip de TF1, et pour ses émissions délicieusement rétro.